« Stop. Ca suffit ! »
Ce jeudi 5 novembre c’est la journée internationale Stand up for journalism. Partout dans le monde des actions sont initiées appelant l’opinion publique à sauver la qualité de l’information (impressum avec d’autres organisations professionnelles lance une action de soutien en faveur des photographes et le droit d’auteur).
La Suisse n’échappe pas à la tourmente qui saisit médias et presse en Europe et dans le monde. On évalue à mille le nombre de postes supprimés de journalistes en Suisse depuis le début de la crise. A cela s’ajoute que les budgets pour des articles produits par des free-lances ont été fortement réduits dans différents médias, parfois des deux tiers dès 2008.
En Suisse romande, on a vu venir cet été les journaux qui diminuaient grandement d’épaisseur et cet automne est particulièrement inquiétant pour la presse : dix licenciements dans les titres de Ringier Romandie, dix autres liés au mariage des deux gratuits, des licenciements au Temps et dans l’actualité ces jours une trentaine (on espère moins) dans les rédactions d’Edipresse (ces licenciements s’ajoutent à une quinzaine qui ont eu lieu en 2008). Tous ces licenciements s’ajoutent à une compression du personnel, due au fait que les départs naturels ne sont plus remplacés. On entre dans un cercle vicieux : cette coupe dans les effectifs a des effets directs sur la qualité ; le public le constate et pourrait aussi être enclin à ne plus s’abonner ou à renoncer à l’achat du journal. Nous disons : « Stop. Ca suffit ! ». On a besoin de journalisme de qualité, on a besoin d’être informés. L’information, c’est la pierre angulaire de la société démocratique. Une vraie réflexion doit être lancée : pourquoi un 4e plan de relance ne concernerait pas aussi la presse ? L’information sur Internet doit-elle rester gratuite ou bien l’information a un prix ? Pourquoi les journaux ne diversifieraient-ils pas leurs formes de financements, aussi avec des appuis publics, avec un financement par des fondations, de telle sorte cependant que l’indépendance des rédactions soit sauvegardée ? N’est-ce pas le moment d’ouvrir le chantier et de trouver de nouvelles solutions ? C’est maintenant qu’il faut agir avant qu’il ne soit trop tard et qu’on ne se retrouve dans la situation aux Etats-Unis où de grandes villes n’ont même plus de journal de référence.
Dominique Diserens, docteur en droit
Secrétaire centrale impressum
Ce jeudi 5 novembre c’est la journée internationale Stand up for journalism. Partout dans le monde des actions sont initiées appelant l’opinion publique à sauver la qualité de l’information (impressum avec d’autres organisations professionnelles lance une action de soutien en faveur des photographes et le droit d’auteur).
La Suisse n’échappe pas à la tourmente qui saisit médias et presse en Europe et dans le monde. On évalue à mille le nombre de postes supprimés de journalistes en Suisse depuis le début de la crise. A cela s’ajoute que les budgets pour des articles produits par des free-lances ont été fortement réduits dans différents médias, parfois des deux tiers dès 2008.
En Suisse romande, on a vu venir cet été les journaux qui diminuaient grandement d’épaisseur et cet automne est particulièrement inquiétant pour la presse : dix licenciements dans les titres de Ringier Romandie, dix autres liés au mariage des deux gratuits, des licenciements au Temps et dans l’actualité ces jours une trentaine (on espère moins) dans les rédactions d’Edipresse (ces licenciements s’ajoutent à une quinzaine qui ont eu lieu en 2008). Tous ces licenciements s’ajoutent à une compression du personnel, due au fait que les départs naturels ne sont plus remplacés. On entre dans un cercle vicieux : cette coupe dans les effectifs a des effets directs sur la qualité ; le public le constate et pourrait aussi être enclin à ne plus s’abonner ou à renoncer à l’achat du journal. Nous disons : « Stop. Ca suffit ! ». On a besoin de journalisme de qualité, on a besoin d’être informés. L’information, c’est la pierre angulaire de la société démocratique. Une vraie réflexion doit être lancée : pourquoi un 4e plan de relance ne concernerait pas aussi la presse ? L’information sur Internet doit-elle rester gratuite ou bien l’information a un prix ? Pourquoi les journaux ne diversifieraient-ils pas leurs formes de financements, aussi avec des appuis publics, avec un financement par des fondations, de telle sorte cependant que l’indépendance des rédactions soit sauvegardée ? N’est-ce pas le moment d’ouvrir le chantier et de trouver de nouvelles solutions ? C’est maintenant qu’il faut agir avant qu’il ne soit trop tard et qu’on ne se retrouve dans la situation aux Etats-Unis où de grandes villes n’ont même plus de journal de référence.
Dominique Diserens, docteur en droit
Secrétaire centrale impressum


