Le cas du mois: Ai-je reçu un bon certificat de travail ?  
On sous-estime traditionnellement le certificat de travail au mo-ment de l’embauche. Les journalistes se disent souvent qu’un bon dossier suffira. Pourtant un mauvais certificat, par exemple un certificat ambigu, peut fermer des portes. Le service juridique d’impressum est souvent sollicité sur cette thématique.

Mais quel certificat ouvre les portes du prochain job ? Qui penserait qu’une phrase finale apparemment anodine comme « Nous vous souhai-tons beaucoup de succès pour votre futur » peut hypothéquer la suite de votre carrière, puisqu’elle laisse entendre que vos prestations ont jusqu’ici été très moyennes ?

Le premier critère pour un bon certificat de travail c’est alors qu’il soit exempt de codes cachés ! Quelques pistes pour les débusquer:

Seul celui qui sait lire entre les lignes peut décoder le langage secret de l’auteur du certificat. Derrière un compliment réthorique apparemment inoffensif se cachent souvent des jugements de valeur dépréciatifs. Hélas
la loi ne prévoit pas de critères concernant le contenu des certificats. C’est dès lors la jurisprudence qui a dégagé les principes applicables en la matière.

En premier lieu le certificat de travail doit être véridique et clair. Ainsi il doit correspondre à la réalité et ne pas contenir de formules ambiguës. Dès lors les certificats codés ne sont en principes pas admissibles. Ces principes ne sont cependant pas toujours respectés dans la pratique. Pour deux raisons au moins : d’une part les codes sont difficiles à distinguer des formules standardisées, d’autre part ces dernières ont tendance à être appliquées de façon non unifiée par les employeurs.

Concrètement à quoi ressemblent ces codes ? Lorsqu’on lit que l’employeur est „satisfait dans l’ensemble des prestations du travailleur“, cela signifie en fait que la qualité de travail fournie était médiocre. Autre exemple : lorsque l’employeur écrit que l’employé a « exécuté les tâches confiées avec beaucoup d’intérêt et d’assiduité », cela signifie que l’employé était empressé mais pas particulièrement bon. Dire d’un collè-gue qu’il était (simplement) „sociable“ laisse entendre qu’il était en vérité peu agréable.

Dans l’idéal, mieux vaut naturellement se défendre contre d’éventuelles formules ambiguës ou dépréciatives avant que la version définitive du certificat ne soit mise au point. Parfois l’employeur ne connaît pas toute la portée des expressions qu’il utilise. Une discussion franche peut dès lors permettre d’éviter les problèmes et d’avoir à agir devant les tribunaux pour faire rectifier le certificat. impressum est naturellement à votre dis-position pour conseils et soutien en relation avec cette thématique (ms/ac).
 
 
Agenda
Tournoi de foot impressum 2012
samedi 9 juin 2012
dès 9 h 00, terrains de foot de Marly (FR)

 



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