Les salaires des journalistes n’évoluent pas malgré les bilans an-nuels favorables des entreprises. Les journalistes gagnent en moyenne moins que la majorité des universitaires oeuvrant dans d’autres branches. Voilà certaines des conclusions d’une étude qui vient de paraître.
Les principales associations professionnelles du monde des médias suis-ses ont publié le 24 janvier 2007 les résultats d’une étude menée en commun sur les salaires des journalistes qui est aussi la plus complète disponible à ce jour. Elle émane d’impressum – Les journalistes suisses, de comedia, du SSM et de l’AJS (Association suisse des journalistes spé-cialisés), la coordination étant assurée par l’USS.
Cette étude révèle que les salaires dans la branche évoluent peu, avec un salaire mensuel moyen brut de 7'200.- Les journalistes, dont 44% dispo-sent d’une formation universitaire complète, gagnent en moyenne sensi-blement moins que les diplômés des hautes écoles qui travaillent dans d’autres secteurs du monde du travail. Selon 73% des journalistes, l’existence d’une convention collective pour la branche revêt une impor-tance fondamentale.
Sans surprise, les salaires des libres sont très variables tandis que la fourchette de ceux des journalistes employés d’une rédaction est moins grande. Il faut noter que peu de libres ont participé à l’étude ; cette der-nière n’est dès lors guère aisée à interpréter les concernant. Cela étant, le salaire médian des libres et des employés est comparable ; il se monte à environ 7'000.- par mois pour une charge de travail de 40 heures hebdo-madaires.
Selon le type de média, l’étude révèle que les meilleurs salaires sont of-fers par les magazines spécialisés, les news-magazines et illustrés, suivis par l’audiovisuel public et les agences de presse. Les plus bas salaires sont versés dans les médias online, suivis par les quotidiens, hebdoma-daires et journaux dominicaux.
Les différences régionales sont - c’était prévisible - importantes. Ainsi, au haut de l’échelle le salaire moyen est de 7'500.- à Bâle, Zurich, Lausanne et Genève, contre 6'200.- à peine au Tessin et en Valais. Le salaire moyen en Suisse ascende à 7'200.-.
L’étude nous apprend par ailleurs que les salaires dépendent plus de l’expérience professionnelle que de la formation et que les femmes ga-gnent moins que les hommes (la discrimination étant cela dit moins im-portante que prévu). Quant à l’évolution des salaires, elle peine à suivre celle du coût de la vie. Pratiquement la moitié des journalistes ont vu leur salaire stagner voire baisser un peu depuis 2004. D’où l’importance ac-cordée par les journalistes à l’existence d’une convention collective de travail.
L’étude complète peut être téléchargée sur www.impressum.ch.
(ut/ac)
Les principales associations professionnelles du monde des médias suis-ses ont publié le 24 janvier 2007 les résultats d’une étude menée en commun sur les salaires des journalistes qui est aussi la plus complète disponible à ce jour. Elle émane d’impressum – Les journalistes suisses, de comedia, du SSM et de l’AJS (Association suisse des journalistes spé-cialisés), la coordination étant assurée par l’USS.
Cette étude révèle que les salaires dans la branche évoluent peu, avec un salaire mensuel moyen brut de 7'200.- Les journalistes, dont 44% dispo-sent d’une formation universitaire complète, gagnent en moyenne sensi-blement moins que les diplômés des hautes écoles qui travaillent dans d’autres secteurs du monde du travail. Selon 73% des journalistes, l’existence d’une convention collective pour la branche revêt une impor-tance fondamentale.
Sans surprise, les salaires des libres sont très variables tandis que la fourchette de ceux des journalistes employés d’une rédaction est moins grande. Il faut noter que peu de libres ont participé à l’étude ; cette der-nière n’est dès lors guère aisée à interpréter les concernant. Cela étant, le salaire médian des libres et des employés est comparable ; il se monte à environ 7'000.- par mois pour une charge de travail de 40 heures hebdo-madaires.
Selon le type de média, l’étude révèle que les meilleurs salaires sont of-fers par les magazines spécialisés, les news-magazines et illustrés, suivis par l’audiovisuel public et les agences de presse. Les plus bas salaires sont versés dans les médias online, suivis par les quotidiens, hebdoma-daires et journaux dominicaux.
Les différences régionales sont - c’était prévisible - importantes. Ainsi, au haut de l’échelle le salaire moyen est de 7'500.- à Bâle, Zurich, Lausanne et Genève, contre 6'200.- à peine au Tessin et en Valais. Le salaire moyen en Suisse ascende à 7'200.-.
L’étude nous apprend par ailleurs que les salaires dépendent plus de l’expérience professionnelle que de la formation et que les femmes ga-gnent moins que les hommes (la discrimination étant cela dit moins im-portante que prévu). Quant à l’évolution des salaires, elle peine à suivre celle du coût de la vie. Pratiquement la moitié des journalistes ont vu leur salaire stagner voire baisser un peu depuis 2004. D’où l’importance ac-cordée par les journalistes à l’existence d’une convention collective de travail.
L’étude complète peut être téléchargée sur www.impressum.ch.
(ut/ac)


