Assemblées du personnel, pause de protestation, distribution de tracts à l’assemblée générale extraordinaire de tamedia: les employés de Facts demandent un plan social décent et négocié. Ce n’est que sous la pression du personnel, soutenue par impressum et comedia, que la direction du groupe a finallement accepté d’entrer en négociations sur des prestations complémentaires. Les employés ne demandent pourtant qu’une seule chose : une fin digne de leur engagement pour Facts. impressum les soutien dans cette démarche résolue et courageuse.
C’est en moins d’une semaine que la direction du groupe de presse tamedia pensait pouvoir régler définitivement la fermeture de Facts. C’est également dans ce délai absolument irréaliste et dérisoire que le personnel a été invité à présenter des propositions « pour éviter les licenciements projetés ou pour le moins en diminuer le nombre et en atténuer les conséquences ». Il va sans dire qu’il n’y avait pas de temps disponible pour négocier un plan social. La direction a présenté au personnel des prestations additionnelles « à prendre ou à laisser ». Il a été ajouté que ces prestations n’étaient pas négociables et qu’elles étaient considérées comme absolument suffisantes. Cette déclaration n’a pas été du goût des employés licenciés: tant la manière de faire que les prestations proposées ont été considérées comme indignes et non appropriées à une situation aussi particulière que la disparition d’un hebdomadaire.
Des prestations additionnelles au plan social
Les appels des employés furieux sont restés sans effet jusqu’à mercredi, seule l’éventualité d’un entretien avant l’expiration du délai fixé avait été évoquée. Ce n’est que la confrontation directe avec le personnel très remonté additionné de la pression exercée par impressum et comedia qui a permis un changement d’optique : tamedia accepte désormais de négocier un plan social avec les personnes concernées.
La politique de communication de tamedia a également contribué à chauffer les esprits. En tacticiens habiles, les membres de la direction de tamedia ont donné à croire qu’ils se préoccupaient sincèrement des personnes licenciées. Que ce soit à l’interne ou à l’externe, le message propagé sous-entendait que les personnes concernées se verraient offrir un autre poste chez tamedia. En réalité, rares sont ceux des 64 employés licenciés à avoir reçu une offre. C’est d’ailleurs sans ambages que le département des ressources humaines a dit aux employés de Facts d’aller voir sur le marché du travail. Il n’y a pour l’instant aucun signe concret qui permettrait de penser que tamedia envisage d’engager du personnel supplémentaire.
Dégradant, surtout après le rachat d’Espace Media
Les liquidateurs voulaient manifestement mettre la rédaction devant le fait accompli. Que la moutarde vous monte au nez, devant un comportement aussi péremptoire, voilà qui n’a rien d’étonnant. Tout le monde est venu aux assemblées du personnel, aussi bien les journalistes ayant à leur actif dix ans de boîte que ceux qui ont été fraîchement engagés. Tous étaient d’avis que la manière de faire de tamedia était simplement dégradante.
Le comportement de tamedia a été jugé incompréhensible sâchant qu’un bénéfice record lui a permis de s’offrir Espace Media Group pour une somme qui se chiffre en centaines de millions.
Par conséquent, la rédaction a décidé mardi de montrer sa colère par une pause de protestation d’une heure. L’entretien avec la direction qui a suivi a décu les participants. La direction a laissé entendre qu’elle serait prête à faire certaines concessions mais n’a pas démontré de volonté de changement réelle. Aussi, pour redoubler la pression, une action de distribution de tracts a été organisée à l’assemblée générale extraordinaire de tamedia. Ce n’est que la confrontation directe avec les employés furieux qui a permis de faire fléchir la direction : subitement, les responsables ont trouvé des disponibilités dans leurs agendas pour discuter jeudi déjà (et non pas six jours plus tard !) avec le personnel et les associations. tamedia a donné son accord pour que ces discussions soient désormais considérées comme des négociations.
Aujourd’hui vendredi, les négociations se poursuivent, elles devraient se terminer la semaine prochaine.
Marek Szer et Urs Thalmann (traduction Wanda Suter)
C’est en moins d’une semaine que la direction du groupe de presse tamedia pensait pouvoir régler définitivement la fermeture de Facts. C’est également dans ce délai absolument irréaliste et dérisoire que le personnel a été invité à présenter des propositions « pour éviter les licenciements projetés ou pour le moins en diminuer le nombre et en atténuer les conséquences ». Il va sans dire qu’il n’y avait pas de temps disponible pour négocier un plan social. La direction a présenté au personnel des prestations additionnelles « à prendre ou à laisser ». Il a été ajouté que ces prestations n’étaient pas négociables et qu’elles étaient considérées comme absolument suffisantes. Cette déclaration n’a pas été du goût des employés licenciés: tant la manière de faire que les prestations proposées ont été considérées comme indignes et non appropriées à une situation aussi particulière que la disparition d’un hebdomadaire.
Des prestations additionnelles au plan social
Les appels des employés furieux sont restés sans effet jusqu’à mercredi, seule l’éventualité d’un entretien avant l’expiration du délai fixé avait été évoquée. Ce n’est que la confrontation directe avec le personnel très remonté additionné de la pression exercée par impressum et comedia qui a permis un changement d’optique : tamedia accepte désormais de négocier un plan social avec les personnes concernées.
La politique de communication de tamedia a également contribué à chauffer les esprits. En tacticiens habiles, les membres de la direction de tamedia ont donné à croire qu’ils se préoccupaient sincèrement des personnes licenciées. Que ce soit à l’interne ou à l’externe, le message propagé sous-entendait que les personnes concernées se verraient offrir un autre poste chez tamedia. En réalité, rares sont ceux des 64 employés licenciés à avoir reçu une offre. C’est d’ailleurs sans ambages que le département des ressources humaines a dit aux employés de Facts d’aller voir sur le marché du travail. Il n’y a pour l’instant aucun signe concret qui permettrait de penser que tamedia envisage d’engager du personnel supplémentaire.
Dégradant, surtout après le rachat d’Espace Media
Les liquidateurs voulaient manifestement mettre la rédaction devant le fait accompli. Que la moutarde vous monte au nez, devant un comportement aussi péremptoire, voilà qui n’a rien d’étonnant. Tout le monde est venu aux assemblées du personnel, aussi bien les journalistes ayant à leur actif dix ans de boîte que ceux qui ont été fraîchement engagés. Tous étaient d’avis que la manière de faire de tamedia était simplement dégradante.
Le comportement de tamedia a été jugé incompréhensible sâchant qu’un bénéfice record lui a permis de s’offrir Espace Media Group pour une somme qui se chiffre en centaines de millions.
Par conséquent, la rédaction a décidé mardi de montrer sa colère par une pause de protestation d’une heure. L’entretien avec la direction qui a suivi a décu les participants. La direction a laissé entendre qu’elle serait prête à faire certaines concessions mais n’a pas démontré de volonté de changement réelle. Aussi, pour redoubler la pression, une action de distribution de tracts a été organisée à l’assemblée générale extraordinaire de tamedia. Ce n’est que la confrontation directe avec les employés furieux qui a permis de faire fléchir la direction : subitement, les responsables ont trouvé des disponibilités dans leurs agendas pour discuter jeudi déjà (et non pas six jours plus tard !) avec le personnel et les associations. tamedia a donné son accord pour que ces discussions soient désormais considérées comme des négociations.
Aujourd’hui vendredi, les négociations se poursuivent, elles devraient se terminer la semaine prochaine.
Marek Szer et Urs Thalmann (traduction Wanda Suter)




