Après l’annonce de 51 suppressions d’emplois chez Edipresse, impressum – Les journalistes suisses – a immédiatement contesté la validité des licenciements économiques annoncés et exigé l’ouverture rapide de négociations avec la direction, comme le prévoit la convention collective de travail (CCT). La forte mobilisation des collaborateurs du Groupe lundi matin a appuyé cette revendication fondamentale. La direction a accepté ce devoir de concertation et annonce rechercher activement elle-même des mesures alternatives aux licenciements.
impressum avait appris la semaine dernière avec consternation la décision du Groupe Edipresse de supprimer 51 emplois, parmi lesquels 17 journalistes, dont 14 licenciements et trois retraites anticipées forcées. Imposées sans aucune concertation préalable avec les rédactions touchées et sans que des solutions alternatives propres à assurer le maintien de l’emploi au sein des publications n’aient été examinées, l’annonce de ces mesures violent de façon flagrante l’article 7, lettre c de la CCT, qui impose une telle démarche pour tous les licenciements économiques.
Les collaborateurs du Groupe Edipresse sont venu nombreux exprimer leur solidarité avec leurs collègues menacés de licenciement et manifester leur soutien à la position d’impressum lors d’un sit-in lundi matin devant la tour d’Edipresse. Environ 200 personnes des différentes rédactions du Groupe ont répondu à l’appel lancé par la Société des collaborateurs de 24 Heures. Dans un communiqué, cette dernière a également exigé l’ouverture immédiate de négociations.
De son côté, impressum avait écrit à la direction d’Edipresse pour dénoncer la violation de la CCT et demander fermement l’ouverture de véritables négociations. Celle-ci vient de lui répondre : « Ce devoir de concertation sera respecté et nous écouterons avec intérêts les éventuelles propositions alternatives qui pourront être proposées. Une séance entre la direction et la Coordination (avec la participation d’impressum) a d’ailleurs déjà été agendée le 4 septembre prochain. De notre côté, nous sommes déjà en train de rechercher activement des mesures alternatives. »
impressum regrette que les personnes menacées de licenciement aient déjà été averties de leurs funeste sort, alors même que des solutions alternatives pourraient éventuellement être trouvées pour sauver leur emploi. Visiblement, la direction d’Edipresse n’avait pas l’intention initiale de discuter de ces cas. Toutefois, impressum soutient une démarche constructive et veut croire que l’entreprise est prête à examiner avec la Coordination toute solution alternative. Cela suppose bien sûr que la direction laisse aux représentants du personnel le temps nécessaire pour examiner en détail chaque cas individuel, pour procéder à des concertations internes et pour formuler ses propositions.
Si malgré la forte mobilisation du personnel et l’insistance des organisations professionnelles, la direction ne propose qu’une concertation alibi et reste sourde aux légitimes revendications des salariés, impressum saisira les instances paritaires, respectivement s’opposera à tous les licenciements devant la justice. Les sociétés des collaborateurs et les sociétés des rédacteurs du groupe sont également prêtes à envisager de nouvelles actions pour se faire entendre. Toutefois, nous souhaitons privilégier pour le moment le dialogue et voulons croire à la bonne foi de la direction, raison pour laquelle la Coordination des rédactions et un représentant d’impressum rencontreront sans a priori jeudi la direction de l’entreprise. Nous vous tiendrons naturellement informés du résultat de cet entretien.
Clément Dubois
impressum avait appris la semaine dernière avec consternation la décision du Groupe Edipresse de supprimer 51 emplois, parmi lesquels 17 journalistes, dont 14 licenciements et trois retraites anticipées forcées. Imposées sans aucune concertation préalable avec les rédactions touchées et sans que des solutions alternatives propres à assurer le maintien de l’emploi au sein des publications n’aient été examinées, l’annonce de ces mesures violent de façon flagrante l’article 7, lettre c de la CCT, qui impose une telle démarche pour tous les licenciements économiques.
Les collaborateurs du Groupe Edipresse sont venu nombreux exprimer leur solidarité avec leurs collègues menacés de licenciement et manifester leur soutien à la position d’impressum lors d’un sit-in lundi matin devant la tour d’Edipresse. Environ 200 personnes des différentes rédactions du Groupe ont répondu à l’appel lancé par la Société des collaborateurs de 24 Heures. Dans un communiqué, cette dernière a également exigé l’ouverture immédiate de négociations.
De son côté, impressum avait écrit à la direction d’Edipresse pour dénoncer la violation de la CCT et demander fermement l’ouverture de véritables négociations. Celle-ci vient de lui répondre : « Ce devoir de concertation sera respecté et nous écouterons avec intérêts les éventuelles propositions alternatives qui pourront être proposées. Une séance entre la direction et la Coordination (avec la participation d’impressum) a d’ailleurs déjà été agendée le 4 septembre prochain. De notre côté, nous sommes déjà en train de rechercher activement des mesures alternatives. »
impressum regrette que les personnes menacées de licenciement aient déjà été averties de leurs funeste sort, alors même que des solutions alternatives pourraient éventuellement être trouvées pour sauver leur emploi. Visiblement, la direction d’Edipresse n’avait pas l’intention initiale de discuter de ces cas. Toutefois, impressum soutient une démarche constructive et veut croire que l’entreprise est prête à examiner avec la Coordination toute solution alternative. Cela suppose bien sûr que la direction laisse aux représentants du personnel le temps nécessaire pour examiner en détail chaque cas individuel, pour procéder à des concertations internes et pour formuler ses propositions.
Si malgré la forte mobilisation du personnel et l’insistance des organisations professionnelles, la direction ne propose qu’une concertation alibi et reste sourde aux légitimes revendications des salariés, impressum saisira les instances paritaires, respectivement s’opposera à tous les licenciements devant la justice. Les sociétés des collaborateurs et les sociétés des rédacteurs du groupe sont également prêtes à envisager de nouvelles actions pour se faire entendre. Toutefois, nous souhaitons privilégier pour le moment le dialogue et voulons croire à la bonne foi de la direction, raison pour laquelle la Coordination des rédactions et un représentant d’impressum rencontreront sans a priori jeudi la direction de l’entreprise. Nous vous tiendrons naturellement informés du résultat de cet entretien.
Clément Dubois




