Contrairement à ce qu’avait indiqué au début du mois de septembre la Direction générale d’Edipresse, ce ne sont pas une demi-douzaine de postes sur les quatorze licenciements annoncés qui ont pu être sauvés, mais seulement 3,5 postes sur treize licenciements finalement prévus. Dans les autres cas, les solutions envisagées n’ont malheureusement pas abouti, mais les négociations se poursuivent.
Comme promis, la Direction générale a écouté le 18 septembre dernier les propositions alternatives aux licenciements que la Coordination souhaitait formuler. Celles-ci sont au nombre de cinq :
Les propositions de partage du temps de travail sont aussi rejetées car elles font peser une pression trop forte sur les collègues de la personne dont le poste est supprimé, qui s’apparenterait même, selon-lui à une sorte de « chantage affectif ». Quant au plan social, Eric Hoesli admet qu’il est globalement moins généreux que celui de 2006, mais le justifie par le fait que l’entreprise n’a plus les mêmes moyens qu’à l’époque.
Un dialogue constructif se poursuit néanmoins entre la Coordination des rédactions avec impressum, d’une part, et la Direction générale, d’autre part, cette dernière se déclarant ouverte à étudier chaque cas particulier. Nous continuerons de vous tenir au courant de l'avancée des discussions.
Par ailleurs, les nouveaux nuages qui s’annoncent dans le ciel publicitaire du Groupe font craindre d'autres mesures sur l’emploi dès 2009 ou 2010. Il est donc essentiel que les représentants du personnel soient avertis suffisamment tôt des difficultés afin d’éviter l’incompréhension réciproque constatée en cette fin d’été et de permettre qu’une véritable concertation en amont puisse avoir lieu à l’avenir.
Clément Dubois
Comme promis, la Direction générale a écouté le 18 septembre dernier les propositions alternatives aux licenciements que la Coordination souhaitait formuler. Celles-ci sont au nombre de cinq :
- Surseoir aux licenciements annoncés dans le cadre du plan ANTICIPER jusqu’au 31 décembre 2008, dans l’attente de départs volontaires qui ne manqueront pas de se produire dans un Groupe de la taille d’Edipresse ;
- Etudier avec les équipes concernées toutes les possibilités d’un partage volontaire des postes entre plusieurs collaborateurs. Exemple, si quatre personnes employées à 100% diminuent leur temps de travail de 20%, cela permet de sauver un cinquième emploi à 80% ;
- Introduire le principe d’une semaine de vacances supplémentaire, dite de solidarité. Si une cinquantaine d’employés du périmètre AIR2 décident de leur propre gré de prendre une semaine de vacances supplémentaire non payée, cela permet de financer l’équivalent d’un poste à plein temps ;
- Proposer aux personnes licenciées les mêmes mesures d’accompagnement que celles octroyées en 2006 aux employés de la Tribune de Genève et de 24 Heures qui avaient accepté de partir de leur propre gré. Ces mesures étaient beaucoup plus généreuses ;
- Utilisation dynamique du budget de restructuration : si une personne dont le poste devait initialement être supprimé dans le cadre du plan d’économie est finalement replacée dans l’entreprise – le cas s’est produit – la Direction devrait répartir entre les employés effectivement licenciés le montant ainsi épargné par les indemnités non versées, mais prévu dans les frais de restructuration.
Les propositions de partage du temps de travail sont aussi rejetées car elles font peser une pression trop forte sur les collègues de la personne dont le poste est supprimé, qui s’apparenterait même, selon-lui à une sorte de « chantage affectif ». Quant au plan social, Eric Hoesli admet qu’il est globalement moins généreux que celui de 2006, mais le justifie par le fait que l’entreprise n’a plus les mêmes moyens qu’à l’époque.
Un dialogue constructif se poursuit néanmoins entre la Coordination des rédactions avec impressum, d’une part, et la Direction générale, d’autre part, cette dernière se déclarant ouverte à étudier chaque cas particulier. Nous continuerons de vous tenir au courant de l'avancée des discussions.
Par ailleurs, les nouveaux nuages qui s’annoncent dans le ciel publicitaire du Groupe font craindre d'autres mesures sur l’emploi dès 2009 ou 2010. Il est donc essentiel que les représentants du personnel soient avertis suffisamment tôt des difficultés afin d’éviter l’incompréhension réciproque constatée en cette fin d’été et de permettre qu’une véritable concertation en amont puisse avoir lieu à l’avenir.
Clément Dubois




