L’Express et L’Impartial traversent une crise sans précédent depuis l’annonce du plan de restructuration visant à économiser deux millions de francs, avec la suppression de 15 emplois dans le groupe, dont dix à la rédaction. Face au refus obstiné de la direction de la Société neuchâteloise de presse (SNP), éditeur des quotidiens, les journalistes des deux titres se sont mis en grève le 14 novembre. Une action courageuse qui a partiellement porté ses fruits, même si ceux-ci gardent un goût amer.
Partout en Suisse romande, les négociations salariales annuelles prévues par la convention collective de travail (CCT) s’annoncent difficiles, les éditeurs prenant parfois prétexte de la crise pour refuser une légitime indexation. Heureusement, dans cet environnement plutôt morose, quelques lueurs d’espoir éclairent le ciel des collaborateurs du secteur.
Le droit suisse du travail connaît le principe de la liberté de résiliation. Selon la constellation du cas d’espèce, les employés licenciés pour raisons économiques peuvent prétendre à des indemnités de départ respectivement des prestations sociales y compris un plan social en se fondant sur la loi, une convention collective ou le contrat individuel de travail. Dans certains cas, les licenciements peuvent également se révéler nuls, abusifs ou temporairement inopérants.




