impressum accompagne le personnel lors des diverses vagues de licenciement  
Les banques sont sauvées par des montants astronomiques s’évaluant en milliards sonnants et trébuchants. Cependant, l’économie réelle de notre branche continue à souffrir de l’assèchement du marché des annonces , ceci servant de prétexte pour tailler dans le vif. impressum soutient les membres concernés individuellement et collectivement.

Edipresse a "courageusement" entamé la série et, dès la fin août, alors qu’en Suisse alémanique on voulait encore croire aux années de vaches grasses, a annoncé la suppression d’une bonne douzaine d’emplois de journalistes, en particulier à « 24 Heures ». A la Société Neuchâteloise de Presse (SNP), on a également rayé de façon radicale un quart des emplois dans les rédactions de "L'Express" et de "L’Impartial". Après une grève de protestation du personnel, les négociations se poursuivent à présent pour l'amélioration du plan social (voir i-Info du 30.11.2008).

Début novembre, le CEO de "NZZ", en fonction depuis peu, a fait preuve de détermination et a justifié sans ambages la suppression de "quelques petites dizaines" d’emplois par la crise financière. Mi-novembre, l‘AZ Medien AG a également suivi en annonçant la suppression de 30 emplois. L’annonce de 22 emplois biffés chez Ringier a alors semblé réellement modérée - sauf que la rumeur selon laquelle il s’agissait seulement d’une secousse prémonitoire, persiste fortement. A la BAZ également, les rumeurs vont bon train et il est question d’inévitables restructurations accompagnées d’une "saine réduction". De son côté, la Weltwoche ne veut pas publier le nombre de licenciements.

Et Tamedia? Tout d’abord, la rédaction du Bund doit coopérer soit avec le "Tages Anzeiger" soit avec la "Berner Zeitung" – avec bien sûr des suppressions de personnel à la clé. Il est également clair qu’un nouveau rédacteur en chef doit réorganiser le "Tagi". Peter Hartmeier qui, à plusieurs reprises, s’est exprimé en faveur du maintien de la qualité journalistique et des postes de journalistes, se retire. Il reste à espérer que Tamedia s’engage encore à garantir la qualité et la diversité de ses médias, ceci impliquant nécessairement des charges de personnel correspondantes.

A la "Schweizer Fernsehen", la directrice Ingrid Deltenre n’a certes pas sauté immédiatement dans le train en marche mais s’est réservée une place pour tous les cas et a annoncé que sans une augmentation des redevances, il faudrait "tôt ou tard" supprimer du personnel. Le directeur général de la SSR, Adrian Walpen, a récemment redoublé et a déclaré que la crise financière concernait également la SSR soutenue par les redevances.


impressum reste à l’écoute

impressum reste attentif à toutes les restructurations en cours. En fonction des besoins des rédacteurs concernés, impressum se concentre sur le soutien individuel, sur les offres de collaboration et la pression à exercer à l’égard de la direction ou sur la mobilisation du personnel. Mais contrairement à ce qui se passe en Romandie, ou on dispose d'une convention collective de travail (CCT qui garanti certaines procédures plus favorables que prévue par la loi seule, en ce qui concerne la Suisse alémanique et le Tessin, impressum ne peut pas s’en remettre à un plan social obligatoire découlant d’une convention collective de travail – sauf si les personnes concernées sont d’anciens collaborateurs dont le contrat de travail a été conclu selon la CCT "GAV 2000" (avant fin 2004) et qui sont disposés à réclamer en leur nom des négociations pour un plan social.

impressum intervient uniquement si les collègues concernés le demandent. Dans de telles situations, la politique de l’association n’est pas prioritaire. Sur demande, impressum engage en particulier les moyens suivants :

  • Demande de négociations pour un plan social. Les entreprises de médias proposent parfois d’elles-mêmes des conditions passables à bonnes afin d’amortir les conséquences sociales d’un licenciement économique de ses collaborateurs, par exemple, des indemnités de départ, des dispenses de travail, un conseil en outplacement et des mesures spéciales de complaisance dans des cas difficiles tels que des employés âgés ou monoparents. Cependant, en fonction des conditions proposées, les collaborateurs concernés demandent davantage. impressum peut faire pression sur les entreprises mais dépend également de la solidarité entre les collaborateurs. Les chances d’inciter la direction à engager de véritables négociations augmentent proportionnellement au nombre de collègues disposés à participer par exemple à une pause de protestation.
  • Faire passer la procédure de consultation obligatoire en cas de licenciements collectifs. Cependant, de nombreux concepts juridiques indéterminés ralentissent cette procédure. En général, les entreprises veillent à "gérer" le nombre de licenciements de façon à ne pas dépasser le seuil du licenciement collectif. Mais si un licenciement collectif se dessine et que la procédure n’a pas été respectée, les collaborateurs concernés peuvent recevoir plusieurs mois de salaires à titre d’indemnité. Voir à ce sujet l’encadré ci-contre et, en cas de doute, n’hésitez pas à contacter impressum!
  • Soutien individuel: dans certains cas, par voie judiciaire, par contacts directs avec la direction ou par le recours aux contacts personnels existant dans les entreprises de presse, impressum peut obtenir de meilleures conditions individuelles pour des collaborateurs licenciés. Renseignez-vous!
Urs Thalmann
Traduction: Edith Martin-Laval
 
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