On ne peut pas dire que le climat se soit franchement adouci à Neuchâtel depuis le début de l'année 2009. On est certes sorti de l'affrontement direct et on espère que le recours à la grève ne sera plus nécessaire à l'avenir. Mais il faut bien admettre que du côté de la direction de la Société neuchâteloise de presse (SNP), peu de concessions sont faites. Or la nouvelle formule prévue pour les quotidiens L'Express et L'Impartial ne suscite pas l'enthousiasme, c'est le moins que l'on puisse dire. Et les propositions faites à ce jour s'agissant du plan social sont jugées insuffisantes.
Lors d'une réunion qui a eu lieu mi-décembre, les représentants de l'ANJ et d'impressum ont rencontré la direction et formulé leurs revendications à l'égard de la modification de l'ancien plan social. Le soussigné les a confirmées dans un courrier adressé quelques jours plus tard. La SNP, qui avait promis une réponse avant les Fêtes, n'a finalement réagi qu'à la rentrée de janvier via une note d'information collective, sans prendre la peine de répondre point par point à nos demandes.
Les seules améliorations offertes à ce stade sont la participation au financement de cours d'encadrement spécialisés pour la recherche d'un nouvel emploi ou de cours de formation professionnelle, une meilleure prise en compte de l'ancienneté dans le cadre de l'allocation d'accompagnement et l'assistance économique, enfin le versement d'un mois salaire net aux chômeurs en fin de droit, sur demande. Ces améliorations sont fort modestes. Aucun geste substantiel n'a été fait en particulier sur le montant de l'indemnité forfaitaire (1'500.-) ni sur l'allocation d'accompagnement (12, 18 respectivement 24 indemnités mensuelles de 10% du dernier salaire en complément des indemnités versées par l'assurance-chômage).
Il y a quelques jours, le soussigné a réadressé une missive à la direction de la SNP, en priant celle-ci de démontrer qu'elle est disposée à négocier sérieusement, notamment en répondant de façon précise à chacune des revendications formulées. C'est en effet seulement au prix d'une discussion digne de ce nom que les négociations pourront être considérées comme effectives.
Alexandre Curchod




