La qualité des médias d'un point de vue politique  
par l'ancien conseiller national Rudolf Rechsteiner, exposé lors de l'assemblée générale de '"Arbeitsgemeinschaft Deutschschweiz der Freien Berufsjournalistinnen und -journalisten von impressum", le 26 juin à Bâle.

1. Journalisme de l'immédiat
2. Recettes actuelles
3. La presse internet ne remplace pas les quotidiens
4. Stratégies de survie
5. Rétablissement du 4ème pouvoir
6. Organisation concrète du service public dans le domaine de la presse quotidienne

1. Journalisme de l'immédiat
Nous les appelions les "Instant-Journalisten" ("journalistes de l'immédiat"), une expres-sion que j'ai entendue pour la première fois de la bouche d'une ancienne conseillère d'Etat bâloise.
Ces journalistes de l'immédiat sont des jeunes gens et des sta-giaires pour la plupart, qui sont lâchés sur des thèmes sans au-cune connaissance préalable. Les politiciens ont de plus en plus souvent affaire à ce type d'interlocuteurs auxquels il ne faut pas seulement dicter les réponses mais aussi les questions, car ils n'ont pas la moindre idée des sujets qu'ils sont censés traiter.
Les journalistes de l'immédiat connaissent néanmoins un certain succès. A l'instar de la politique de l'immédiat, qui passe volon-tiers sur les nuances, la connaissance des situations et la conformité des faits. C'est le règne du raccourci. Et ce constat ne vaut pas seulement pour les gratuits et leur contenu peu subs-tantiel, qui trouvent si facilement leur public dans toutes les ga-res de Suisse. En fait tout se passe comme si le succès s'ac-commodait mal des pensées complexes.
La médiatisation du monde actuel exerce un attrait certain sur les jeunes gens, la génération des 20-30 ans, que cette presse faite de contenus prémâchés et de gros titres, vise à satisfaire. Il ne s'agit plus de rendre compte de la réalité mais de se démar-quer et d'augmenter les tirages. Or c'est en personnalisant le propos, en recourant massivement à l'image choc, à grand ren-fort de sport et de faits divers, que l'on atteint ces objectifs.
La politique de l'instant et le journalisme de l'immédiat ont plus d'une caractéristique commune: ils se nourrissent de jeunesse, de fraîcheur, d'un contenu renouvelé de jour en jour, font peu de cas de la tradition et de l'expérience.
Ce jeunisme reflue également dans les rédactions, où les vieux renards se font de plus en plus rares. Ceux qui connaissent leur métier à fond, maîtrisent leurs sujets, les traitent avec une cer-taine amplitude de vue et ne se laissent pas influencer par les modes.
Ces vieux renards sont en voie de disparition. Privés de leur ha-bitat et de leur espace vital, ils ont toujours plus de peine à trou-ver de quoi assurer leur subsistance.
De plus en plus de rédacteurs et de journalistes doivent travailler pour des salaires de misère. Durant la crise de 2009, ce sont les budgets destinés aux collaborateurs libres qui ont été le plus fortement compressés. Jusqu'à 40% m'a confié un collaborateur d'un journal régional de moyenne envergure. Faute de retrouver un emploi dans leur profession, les journalistes doivent se recy-cler dans d'autres secteurs.
Comment un pays peut-il faire face à ses défis si ses citoyens sont coupés de la réalité? S'ils ne sont plus guères informés que par bribes? La superficialité des médias se traduit par une politi-que superficielle. Or c'est en tant que politicien que je souhaite voir les rédactions retrouver les moyens d'accomplir leur tâche plutôt que de vivoter comme elles le font. L'argent manque et même les titres les plus anciens et les mieux établis comme la NZZ, se voient contraints de supprimer un nombre considérable de postes de correspondants.
Les journaux cessent peu à peu d'être des "voix" que l'on écou-te, mais il importe de maintenir une presse attractive, qui per-mette aussi à des personnes de plus de 45 ans de vivre de leur métier, de nourrir leur famille et de terminer aussi de temps en temps leur journée à 18h.

2. Recettes actuelles

On trouve encore sur le marché quelques publications rentables, mais il s'agit avant tout de produits de niche.
Une formule qui marche encore est celle des journaux de village, disposant d'un lectorat homogène réparti dans une aire géogra-phique délimitée, vallée ou canton, où tout le monde se connaît. Ces publications produites par des rédactions de petite taille, appliquent un modèle de journalisme participatif et citoyen.
Par ailleurs, les sujets légers ont toujours le vent en poupe: du Blick à la Schweizer Illustrierte, les thèmes musclés et peu consistants font toujours vendre. Mais ces publications ne sont pas exactement ce que nous entendons par le 4ème pouvoir; elles ne contribuent guère à la prise de conscience et à la résolu-tion des problèmes qui peuvent affecter notre société à la fois ouverte, démocratique et fragmentée par la division du travail.
Les publications de prestige s'en sortent également bien, car elles bénéficient du soutien d'investisseurs prêts à sponsoriser certains secteurs de niche, en s'adressant directement aux ama-teurs de mode, d'automobile, de golf ou de navigation. Cette sorte de presse ne constitue pas un problème mais ne favorise pas non plus le "vivre ensemble", en permettant d'éclairer les problèmes ou en contribuant à les résoudre.

3. La presse en ligne ne remplace pas les quotidiens
Restent les plateforme internet qui connaissent un véritable boom. Représentent-elles l'avenir? je n'y crois pas et ce pour plusieurs raisons:
Le journal comme marque
Premièrement, le journal représente plus qu'une apparition fugi-tive sur un écran. Le journal est un bien palpable à forte valeur ajoutée, une sorte de marque qui ne se résume pas à un simple clic.
Je suis peut-être un peu rétrograde mais je crois que la presse imprimée contribue d'avantage à la formation d'opinion, du seul fait déjà que son support est moins virtuel et moins éphémère.
Resquille
Deuxièmement, les plateformes internet affaiblissent les médias imprimés. Tout un chacun s'habitue à lire des articles gratuite-ment et devient finalement réticent à payer pour ce service.
Internet nous habitue en fait à resquiller. Or si personne ne paie les prestations, la presse finit par s'auto-exploiter d'une manière intenable. Sur internet, les discussions de fond sont peu à peu remplacées par des blogs où les mécontents de tous acabits donnent libre court à leur frustration, sans contribuer au débat d'aucune façon - ni par les finances ni par les idées - où l'en-quête comme la réflexion font totalement défaut. Le support internet peut néanmoins se révéler très utile en offrant à l'occasion une tribune à des auteurs sérieux qui ne trouvent pas d'éditeurs. En supprimant les intermédiaires, la toile permet de mettre sans frais des informations à disposition de tous, de débattre d'une question et de la traiter à fond. Il existe en effet de bons blogs tout à fait instructifs. Mais les meilleurs blogs ne remplacent pas pour autant la presse quotidienne.
Internet Boulevard
Troisièmement: les plateformes internet ne favorisent pas le même type de sujets.... et ce sont les thèmes les plus populaires qui enregistrent les meilleurs scores: les titres contenant les mots femme, chien et sexe sont les plus consultés sur la toile. Cela ne signifie pas que les lecteurs passent beaucoup de temps sur ce type de sujets.
Mais le fait est que la toile satisfait avant tout la curiosité des lecteurs, qui ne vont pas forcément y chercher des discours plus consistants. Les journaux qui paraissent sur internet tiennent une liste des articles les plus lus. Or les journalistes ont naturelle-ment intérêt à voir leurs contributions se hisser au sommet du palmarès, ce qui renforce le phénomène. La presse internet tend à se boulevardiser et les bavardages futiles prennent le pas sur les questions politiques.
Coûts
Quatrièmement, la presse internet affaiblit la presse imprimée: je ne connais en effet aucun exemple de publication en ligne vrai-ment rentable qui permette de soutenir financièrement le média imprimé. C'est plutôt le contraire qui se passe: le secteur internet grève le budget des journaux tout en sapant ses ventes.
Copier-coller
Cinquièmement, les publications sur la toile affaiblissent les jour-nalistes eux-mêmes. Sur internet il devient extrêmement facile de vendre plusieurs fois la même histoire par un simple procédé de copier-coller. Un même contenu est dispatché en même temps à toute une série de médias par le biais des Newsrooms. L'auteur perd rapidement la maîtrise de son texte, car il ne peut plus en contrôler la teneur ni le message.
Ce sont les rédacteurs et autres Newsmanagers qui s'en empa-rent et le retravaillent à l'envi, ce qui est préjudiciable tant à la qualité qu'à la fidélité du propos.

4. Stratégies de survie
Venons-en maintenant aux stratégies de survie:
Relations publiques
Les faits sont là: les journaux ne parviennent plus à salarier leurs collaborateurs et cela n'est pas sans conséquence. Un certain nombre de sujets comme les manifestations organisées par les partis, ne sont plus traités que de manière sporadique. C'est le cas pour le parti dont je suis membre, bien qu'il soit le mieux représenté au niveau régional.
Les bonnes investigations se font rares et l'on rend de moins en moins compte des faits. Plutôt que de développer les thémati-ques et de les rendre accessibles, on préfère personnaliser le propos et se concentrer sur les protagonistes, histoire de simpli-fier la tâche.
Comme de nombreux journaux n'ont plus les moyens de payer les services de bons journalistes, ces derniers migrent vers les départements de communication des entreprises et des adminis-trations. Toute institution d'une certaine envergure organise en effet sa communication avec soin, en se dotant d'un service adéquat et d'un responsable médias.
Le principe du sponsoring s'entend de son côté et déborde le cadre des médias imprimés. Les grandes fortunes comme Mur-doch, Berlusconi ou Tettamanti, investissent la presse et acquiè-rent des journaux comme d'autres achètent des chevaux de course, se ménageant des plateformes idéales pour relayer leur point de vue.
Ce type de journalisme dédié aux relations publiques ne contri-bue pas à élever le niveau du débat ni la qualité des publica-tions. Tout le talent et le savoir-faire des professionnels de l'in-formation qui s'activent dans ce domaine est mis au service d'in-térêts particuliers.
Ce qui manque c'est une instance indépendante dotée d'une solide colonne vertébrale, jouant le rôle de chien de garde et sachant résister aux influences.
Ce qui manque c'est surtout une vraie discussion sur la chose publique qui ne soit pas parasitée par les intérêts des uns et des autres, mais se développe de manière indépendante sous la plume de rédacteurs compétents, capables de hiérarchiser l'in-formation et de la commenter, de formuler des recommandations sur la ligne à suivre.
"Au commencement était le verbe" proclame l'évangile selon Saint-Jean et c'est toujours vrai aujourd'hui. Les mots sont im-portants et représentent bien plus que des mots.
L'oublier c'est donner libre cours à la confusion, dans un contex-te où l'offre ne cesse d'augmenter. C'est accepter de voir pros-pérer les chapelles sectaires de la scientologie et de l'UDC atti-rant les fidèles en masse.
La seule façon d'y remédier est de parler du monde qui nous entoure et des problèmes qui l'agitent, de parler des gens, de ce qu'ils font et de ce qu'ils pensent.
Il s'agit d'être au diapason pour dépeindre le quotidien de ma-nière convaincante, il s'agit de choisir nos personnalités dirigean-tes et de limiter le pouvoir des puissants.
Financement par dons
La WoZ ou Wochenzeitung est un modèle de presse original développé en Suisse. Longtemps décrié pour cela et parce qu'il recourt peu à la publicité, ce journal a anticipé la situation à la-quelle de nombreuses publications doivent aujourd'hui faire face, à savoir le manque de ressources.
Il faut mettre à son crédit le haut degré d'indépendance dont jouissent ses journalistes, son modèle d'organisation original et autonome qui en font une vraie source d'inspiration.
Dans la WoZ, la recherche est en quelque sorte considérée comme un bien public et certaines investigations sont financées par son lectorat.
On voit également les lecteurs s'impliquer dans les affaires de journaux plus conventionnels comme le Bund, où ils ont par exemple lancé une action conjointe dans le but de sauvegarder le titre.
En novembre dernier, le New York Times a publié pour la pre-mière fois un article et une série de photographies, financés par le biais de dons. Le site Spot.Us se propose de recourir au cloud financing pour assurer le traitement de certains sujets qui ten-draient à tomber dans l'oubli par ces temps de vaches maigres où l'on peine à dégager des moyens pour l'investigation. Lors-qu'on ne parvient pas à réunir suffisamment de fonds pour que l'article voie le jour, l'argent est alors retourné aux différents do-nateurs.
Ce modèle existe aussi en Europe. Dans les pays en crise com-me l'ex-Yougoslavie, des associations se mobilisent pour assu-rer les bases d'un journalisme indépendant et pour le respect des droits de l'homme.
La question est de savoir si l'effort de quelques-uns peut suffire à sauver un journal. Les lecteurs du Bund ne sont pas parvenus à dégager des moyens vraiment substantiels, même s'ils ont contribué à soutenir la cause par le paiement de l'abonnement.
Ces structures de type "club" représentent néanmoins un moyen efficace de consolider les titres en misant sur leur valeur de mar-que. Les abonnés forment un ensemble corporatif organisé à la façon d'un club de supporters qui veille à ses intérêts. Une partie des prestations est réservée aux membres et à ceux qui veulent bien y mettre prix. Cette structure empêche ainsi que la publica-tion internet ne cannibalise l'édition papier.

5. Rétablissement du 4ème pouvoir
Les quotidiens demeurent l'espèce la plus menacée. Je suis pourtant convaincu qu'ils jouent un rôle indispensable. Bien an-crés localement, ils mènent une réflexion salutaire et contribuent à maintenir un certain équilibre. Face aux flots d'insanités déver-sés par internet et par la télévision, ils sont des garde-fous utiles.
Je suis résolument de cet avis: nous avons besoin de quotidiens de qualité pour résister aux trop fortes concentrations de pou-voirs, que ce soit dans le secteur public ou privé.
Loin des lobbys et au-dessus des partis, les journaux doivent travailler dans un esprit de saine lucidité, inciter le public à se former et à agir de manière responsable.
Le domaine de l'information relève du service public. L'enjeu consiste à rendre compte des événements de manière profes-sionnelle et à repérer les dangers potentiels, à s'en tenir à la réalité des faits, plutôt qu'à focaliser l'attention sur les personnes et à réduire le monde à un boulevard.
Mais le journalisme de qualité a un prix et si la panne du marché publicitaire se prolonge, il faut alors songer à d'autres solutions de financement.
Prenons la peine de considérer d'un peu plus près la question du financement par le biais des dons. Pourquoi le financement d'un bien qui profite à tous devrait-il reposer sur l'effort de quelques-uns?
Un quotidien de qualité rend service à toute la communauté et à ce titre, il doit être considéré comme un bien public. Car même ceux qui n'achètent pas les journaux bénéficient du travail de leurs collaborateurs par le biais des gratuits ou de la presse in-ternet.
Si ce service public ne peut plus s'autofinancer, il doit être sou-tenu par les pouvoirs publics, tout comme les livres d'auteur, l'art et le théâtre, tous subventionnés grâce à l'argent public. La ville de Bâle alloue par exemple quelque 37 millions de francs par année de soutien à la fiction théâtrale.
Devons-nous en déduire que le théâtre nous importe plus que la réalité?
Les prestations de service public de la radio et de la télévision sont financées par la communauté à hauteur de 100 millions de francs. Mais où est-il écrit que le service public se limite au do-maine des médias électroniques?
Maintenir un journalisme de qualité est un objectif important qui doit nous tenir à coeur car, tout comme le cinéma, le théâtre ou la littérature, il contribue à notre culture citoyenne et à notre qua-lité de vie.
Le secteur du journalisme doit pouvoir offrir des places de travail attractives. Il ne peut se contenter d'employer des stagiaires mal rémunérés.
Pour qu'il soit en mesure de le faire, il doit toutefois pouvoir bé-néficier de mesures de soutien plus efficaces. Les mesures de soutien à la presse évoquées actuellement ne méritent pas ce nom, car elles sont illusoires et inadéquates. La question des frais de poste ne saurait en effet régler l'ensemble du problème qui affecte le secteur.

6. Organisation concrète du service public dans le domaine de la presse quotidienne
La mise en oeuvre de mesures promet d'être un vrai casse-tête.
Une société ouverte nécessite un système ouvert régi par le principe du libre-accès et du partage des ressources, en particu-lier en ce qui concerne le travail de recherche. Pour les quoti-diens, on peut imaginer un système de concessions mises au concours périodiquement et justifiant l'attribution de redevances.
Commençons par les chroniques d'actualité:
Une première étape pourrait consister à soutenir la couverture des événements au niveau local par le biais d'une agence dispo-sant d'un réseau bien étendu sur tout le territoire suisse. Tout comme les médias électroniques régis par le droit public, cette agence pourrait bénéficier de contributions pour couvrir de ma-nière compétente un domaine déterminé.
Un mandat plus étendu pourrait comprendre la formation de journalistes et la mise sur pied d'un pool d'investigation doté de statuts rigoureusement définis, lui permettant d'opérer de ma-nière indépendante.
Les quotidiens devraient quant à eux s'organiser en forums, mais sans faire intervenir les alliances économiques. Ce n'est pas seulement la mission d'information qui est ici en jeu, mais la sélection et l'approfondissement des sujets. Il s'agit d'assurer le suivi des plateformes, de hiérarchiser les thématiques et d'émet-tre des recommandations, de séparer le bon grain de l'ivraie et de permettre à tout un chacun de s'y retrouver dans le flot d'in-formations qui nous inonde actuellement.
Il faut que les rédactions aient les moyens de travailler, qu'elles puissent disposer d'effectifs suffisants et d'un espace de ré-flexion permettant d'élaborer un discours construit.
La solution pourrait consister dans la mise sur pied de forums de presse régis par un système de concessions, analogues à celles qui sont attribuées à la radios et à la télévision et périodiquement remises au concours.
Ces concessions doivent reposer sur une base légale assortie de statuts clairs et précis garantissant l'indépendance des fai-seurs d'opinion, les protégeant contre toute remise en cause de leur budget, au cas où leurs contributions devaient déranger l'un ou l'autre décideur politique.
Concernant la question des coûts enfin, je pense qu'ils restent supportables dans la mesure où il ne s'agit pas de faire intervenir de nouvelles prestations.
On peut même imaginer que les médias fournissent certaines prestations en contrepartie, en donnant par exemple gratuite-ment accès à leurs archives sur internet, passé un délai d'une semaine.
Notre démocratie a besoin de médias de qualité et la santé de notre démocratie devrait nous tenir suffisamment à coeur pour que nous consacrions quelque effort à consolider le 4ème pou-voir.
Autrement dit:
Si nous sommes prêts à subventionner la fiction théâtrale à hau-teur de 40 millions de francs, quel prix sommes nous prêts à payer pour que la réalité soit relatée au public de manière ap-propriée et suffisamment étayée?
Si la fiction prend le pas sur la réalité, alors c'est toute la société qui vacille. Je souhaite pour ma part que l'on redescende sur terre et que l'on accorde plus de poids aux faits. Que l'on préfère les faits aux tendances. L'être au paraître.
Merci pour votre attention!
 
Rudolf Rechsteiner  
* Rudolf Rechsteiner est né en 1958. Après sa maturité, il travailla comme journaliste libre à Bâle. En parallèle il fit des études d'économie à Bâle et à Genève au terme desquelles il obtint sa licence. La même année, il décrocha le poste de rédacteur économique à la " Basler Zeitung ", où il resta jusqu'en 1985.Il travailla ensuite pour le canton de Bâle-Ville et passa son doctorat en sciences politiques. Depuis 1991, il travaille comme économiste, chercheur indépendant, chargé de cours auprès de plusieurs universités et écoles supérieures, conseiller et publiciste. En tant que membre du Parti socialiste, Rudolf Rechsteiner a été de 1988 à 1999 député au Grand conseil de Bâle-Ville et de 1995 à 2010 conseiller national. Son engagement en tant que politicien et publiciste est surtout consacré aux œuvres sociales et à la protection de l'environnement et tout particulièrement aux énergies renouvelables.
 
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Agenda
06 novembre 2010
Prix FBZ pour journalism libre
Matinée à Zurich. Informations ici.
26 novembre 2010
Forum Etat et Médias
A Fribourg. Avec CF Leuenberger, D. Pillard de Ringier, CN A. Gross, P. Rothenbühler, P. Studer, etc. Des détails suivront.
25 mars 2011
AD
Assemblée des délégués impressum à Zurich


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