Les 41 du Matin sont toujours en rade DEUTSCH

impressum-les journalistes suisses se débat aux côtés de la Task force du Matin pour obtenir des conditions de départ honorables. Mais Tamedia est intraitable et la situation s’enlise.

Un plan social digne de ce nom, calqué sur ceux qui ont prévalu à la SSR ou encore à l’ATS. Voici ce que demandent impressum et la Task Force à Tamedia pour les collaborateurs du Matin. Soit des indemnités payées en un seul versement allant de 3 à 15 mois selon l’âge et l’ancienneté du collaborateur licencié, des aides à la formation, de bonnes conditions pour les retraites anticipées mais aussi un fonds pour les cas de rigueur. En face, Tamedia oppose un plan social qui n’en est en fait pas un, basé sur ce qui avait été accordé à l’automne 2016 au moment de la restructuration des rédactions de la Tribune de Genève et de 24 Heures (20 personnes touchées). Soit seulement un à 5 mois d’indemnités dites de non-emploi, et donc à ce titre-là, conditionnées au fait que le collaborateur, mois après mois, ne retrouve pas d’emploi. Le 12 octobre dernier, les rédactions réunies en Assemblée générale ont refusé cette contre-proposition, en demandant que les indemnités soient multipliées par deux. Elles ont également décidé de solliciter l’intervention de l’Office de conciliation, lequel a donné mandat aux avocats des parties de négocier sous les réserves d’usage. Le 1er novembre, l’AG des rédactions a refusé la proposition obtenue par les avocats des deux parties qui est arrivée sur son bureau : non, les indemnités de non-emploi simplement transformées en indemnités de départ, et donc versées d’une seule traite à tous les collaborateurs licenciés en recherche d’emploi ou non, ne suffisent pas. L’AG des rédactions a alors donné son feu vert pour une négociation sous l’égide d’un tribunal arbitral, le cas échéant. Huit jours plus tard, Tamedia a refusé à son tour cette contre-proposition. A l’heure actuelle, c’est le blocage complet. La faute à Tamedia qui, depuis le début de ce conflit social sans pareil dans la presse romande, n’a jamais daigné entrer dans un véritable processus de négociation. Le 15 novembre, « les 41 du Matin » ont organisé une action coup de poing pour se faire entendre. Des manifestations du même type vont se poursuivre jusqu’à Noël, de même que des campagnes de sensibilisation sur les réseaux sociaux. Désormais, la seule solution restante est la procédure d’arbitrage qui est prévue tant par le droit vaudois que par le droit des obligations ou encore par la CCT.

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