La NZZ vient de révéler que Pascal Broulis a déposé une plainte pénale pour diffamation contre Philipp Loser du TagesAnzeiger, alors que la plainte civile contre Ph. Reichen du même journal est toujours pendante. On ne sait pas si les frais de ces procédures seront payés par Pascal Broulis ou l’Etat de Vaud. impressum dénonce cette pression supplémentaire contre les journalistes et la rédaction.

Cette fois, c’est au pénal que Pascal Broulis a attaqué le journaliste Philipp Loser, membre d’impressum, pour diffamation. Cette plainte pénale est dirigée contre un article paru le 29 septembre 2018. Le journaliste y a écrit que Pascal Broulis «faisait de l’optimisation fiscale de manière éhontée». Le fait qu’il s’agisse d’une plainte pénale renforce encore la pression sur le journaliste et la rédaction.

Le Conseil d’Etat vaudois n’a pas encore communiqué sur la nature de ces plaintes. Pascal Broulis agit-il en tant que particulier ou chef du Département des Finances? Les frais de ces procédures seront-ils pris en charge par l’Etat de Vaud ?

Certes les politiciens ont le droit de s’en référer aux autorités judiciaires à l’égard des médias, mais impressum rappelle qu’ils ne sont pas des citoyens comme les autres et que les enquêtes d’intérêt général sont indispensables dans une démocratie comme celle que nous connaissons en Suisse. Cela serait par ailleurs un mauvais signe pour la liberté de presse, si l’Etat de Vaud s’en mêlait, en finançant par exemple les frais de procédures de M. Broulis. Cela renforcerait encore la pression exercée sur les journalistes et la rédaction.

Philipp Loser, membre d’impressum et journaliste professionnel, expérimenté, a tout le soutien de son organisation professionnelle.

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