Gilles Labarthe

Journaliste spécialisé, chercheur, formateur

J’ai un double parcours de chercheur en anthropologie et de journaliste-reporter, spécialisé dans l’investigation. Comme journaliste, j’ai fait mes débuts au quotidien Le Courrier en 1996 à Genève (rubriques culture, locale, solidarité internationale). J’ai ensuite rejoint l’agence de presse InfoSud, à Lausanne, où j’ai obtenu le certificat du CRFJ-CFJM. Membre RP d’impressum depuis 2001, j’ai travaillé en «freelance» pour effectuer des reportages, principalement dans les pays du Sud. J’ai aussi « officié » comme correspondant à Paris (2002 à 2006), créant une agence de presse indépendante (DATAS.ch, accréditée à l’Office des Nations unies à Genève).

Au fil des ans, le statut d’indépendant m’a amené a publier des articles dans une centaine de médias, surtout dans la presse d’information suisse (Le Temps, La Liberté, Le Courrier, La Tribune de Genève, L’Hebdo, Die Wochenzeitung…) et française (Courrier International, Le Nouvel Observateur, Jeune Afrique, Témoignage chrétien…). Cherchant à varier les débouchés et attiré par les médias de l’audio-visuel, j’ai aussi collaboré ponctuellement pour la radio (dont la Radio Suisse Romande).

Depuis quelques années, je me concentre sur l’écriture et la réalisation de films documentaires (co-auteur et co-réalisateur de: «Or sale. Enquête sur un scandale mondial», émission «Spécial investigation» de Canal +, 2014 ; sélectionné comme l’une des meilleures enquêtes de l’année par la télévision canadienne (ICI Radio-Canada) et la publication de livres d’enquête.

J’interviens aussi comme formateur (introduction aux méthodes d’enquête / droits de l’homme et liberté de la presse) pour diverses institutions (programme SYNI, Ville de Lausanne, 2012-2019 ; Université de Neuchâtel, Académie du Journalisme et des Médias, 2013-2017) et termine cette année une thèse de doctorat sur les contraintes affectant les pratiques du journalisme d’investigation en Suisse romande.

Ce parcours «transversal» axé sur l’investigation et la réflexivité m’a parfois valu de sérieux problèmes - les menaces de plainte en font partie. Il m’a depuis longtemps sensibilisé à l’importance de faire partie d’une structure professionnelle. Avec le recul, et au vu du contexte de crise que traverse une bonne partie des médias, cet engagement me paraît toujours plus indispensable pour mieux défendre les droits des journalistes, notamment le droit à l’information ; résister aux pressions extérieures; mais aussi, rappeler à l’intention du public, des autorités, des milieux du pouvoir économique et politique, de la jeune génération… sur quels fondamentaux se base notre métier. Un métier unique, passionnant, essentiel dans sa contribution au débat démocratique.

Face aux risques qui pèsent sur la liberté et la diversité de la presse, les journalistes ont aussi des devoirs. Entre autres, le devoir de s’organiser, pour défendre notre profession.

Newsletter