La directive du conseiller d’Etat Frédéric Favre viole gravement la liberté de la presse – l’APVs est à disposition

La directive du conseiller d’Etat Frédéric Favre viole gravement la liberté de la presse – l’APVs est à disposition pour une séance concernant une nouvelle mouture respectant la liberté de la presse

Frédéric Favre, conseiller d’Etat du canton du Valais, a édicté une directive sur la relation avec la presse et les journalistes. Cette directive prévoit que les journalistes doivent remettre l’entier de l’article à l’Etat avant la publication. Cette règle a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux notamment et de l’Association de la presse valaisanne (APVs) ce week-end. Pour impressum et l’APVs, cette directive viole gravement la liberté de la presse et implique de la méfiance à l’égard des journalistes, ce qui est néfaste dans une société démocratique. Frédéric Favre, tenant compte des réactions fortement négatives qu’a suscitées cette directive,  a déclaré aux médias qu’il reconnaissait son erreur  et qu’il allait changer la directive. impressum et APVs demandent de concert que l’APVs soit entendu dans une séance avec le conseiller d’Etat avant d’adopter une nouvelle directive, cette dernière contenant d’autres règles qui ne sont pas garantes de la liberté de la presse.

impressum – Les journalistes suisses faisant suite au communiqué de l’Association de la presse valaisanne (APVs) d’hier et avec l’APVs, se dit choqué par les règles contenues dans la directive, dont celle selon laquelle le journaliste doit soumettre l’entier de l’article à l’Etat avant publication. Une telle règle est une violation grave de la liberté de presse, reconnue par la Constitution fédérale et l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme. Elle instaure une climat de méfiance entre l’autorité et les médias qui n’est pas saine dans une société démocratique. Elle contrevient aussi aux règles posées par le Conseil Suisse de la presse selon lesquelles seule la partie de l’interview où sont repris les propos de la personne interviewée est à soumettre à cette dernière.

L’Etat valaisan doit savoir et reconnaître que les journalistes ont leur propres règles de déontologie; en effet, dès qu’ils sont inscrits au Registre professionnel (RP), ils souscrivent à la Déclaration des devoirs et des droits des journalistes, donc à la déontologie journalistique.  L’Etat doit faire confiance aux journalistes car ils appliquent strictement leurs devoirs.

L’APVs est à disposition pour une séance avec l’autorité avant qu’une nouvelle directive soit adoptée, cette dernière comprenant d’autres règles encore non conformes à la liberté de la presse.

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