Dès 2026, une enveloppe annuelle de 35 millions de francs viendra soutenir indirectement les titres de presse, en prenant en charge une partie des frais de distribution et de transport assurés par la Poste. Limitée à une durée de 7 ans, cette mesure transitoire ne constitue pas une solution de fond, mais apporte un répit salutaire.
Le comité référendaire « Liberté » dénonçait ce soutien comme un investissement dans « un modèle dépassé ». Or, cette aide indirecte, strictement encadrée dans le temps, vise à accompagner la presse, en particulier les petits éditeurs, dans leur transition vers de nouveaux modèles économiques plus numériques, comme le prévoit l’initiative parlementaire à l’origine de la mesure. Outre cette adaptation vers des modèles économiques viables et en adéquation avec les nouveaux modes de consommation de l’information, pour impressum, il est essentiel que les moyens octroyés aux médias régionaux soient investis dans les emplois et le journalisme.
L’initiative parlementaire marque, selon impressum, un élan des politiques vers une prise en compte des besoins urgents du secteur de la presse. Cependant, son caractère temporaire ne permet pas, à ce stade, d’imaginer une issue réellement viable pour les petites rédactions, souvent les plus exposées. Et surtout, elle ne dit rien de l’avenir de la presse imprimée, dont le modèle économique continue de se fragiliser.
L’aide indirecte à la presse constitue une mesure nécessaire pour permettre à la presse d’évoluer, se diversifier et préserver son rôle démocratique fondamental : impressum encourage les autorités à persévérer dans des prises de position ambitieuses, à la hauteur des enjeux et de la crise que traverse le secteur des médias.